Shining, l'histoire du Stanley Hotel - Act 2

Publié le 18 Juin 2014

Shining, l'histoire du Stanley Hotel - Act 2

Après plusieurs semaines à fouiller dans les archives des journaux de l’époque et autres documents américains, je reviens avec des infos bien utiles.

Le mystère Flora Jane n’est presque plus : née en 1847 dans le Maine, elle est décédée le 25 juillet 1939, à l’âge de 92 ans, dans le hall d’entrée du Stanley Hotel, d’une crise cardiaque. Après cette info, oserais-je vous demander comment est mort Freelan Oscar Stanley ? Et bien d’une crise cardiaque dans sa maison du Maine, un an plus tard, le 3 octobre 1940. Mon cerveau en ébullition se demande tout de même si ce n’est pas étrange que, femme et mari meurent de la même cause à un an d’intervalle. Je me demande si, à l’époque des Stanley, des entités n’étaient pas déjà présentes dans les lieux. Comme je le supposais dans l’Act I, ne s’agit-il pas, dés le départ, d’une question d’énergie de la terre ?

Mais je ne peux malheureusement pas répondre à cette question car aucun document n’atteste de tels faits. Par contre nous connaissons les entités d'aujourd’hui, grâce aux diverses enquêtes et témoignages. Et c’est donc sur celles-ci que j'ai enquêté, pour savoir pourquoi ces entités sont restés dans ce lieu et pas un autre.

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Les fantômes de F.O. Stanley et Flora Jane Records Tileston Stanley

Mr Stanley serait encore vus dans les locaux administratifs. Me Stanley jouerait toujours du piano. Et le couple ensemble serait vu en tenues de soirée en haut des escaliers du Hall central.

Eh bien à vrai dire si on m’avait dit que le Stanley Hotel était hanté par d’autres « entités » que ses propriétaires, j’aurais trouvé cela décevant. Outre le fait d’être un businessman hors paire, je dois dire que F.O. Stanley m’a littéralement subjugué. Cet homme et son frère jumeau étaient très certainement des génies. Une guérison quasi miraculeuse en arrivant sur les terres de Rocky Mountain à Estes Park. Un humaniste avec ses employés, comme vous allez pouvoir le découvrir au fur et a mesure de cette lecture. Mais également l’un des défenseurs de l’école. En effet, dans les années 20 (ou en 1924), il a investi beaucoup d’argent sur le développement de l’école à Estes Park car il pensait qu’il fallait rendre les élèves cultivés et curieux. Quant à Me Stanley, elle ne démérite pas non plus. Elle a toujours accompagné son mari. Elle était membre du Women’s Club d’Estes Park. Elle partageait la même opinion que son mari sur l’école.

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La chambre 217...

En 1973 Stephen King et sa femme Tabitha ont passé une nuit dans la chambre 217, avant la fermeture annuelle. Durant cette unique nuit, ils ont pu entendre des enfants jouer, des objets se seraient déplacé tout seul. Mais le plus incroyable c’est que leurs valises auraient été défaites et les vêtements rangés dans la penderie alors qu’ils s’étaient simplement contentés de déposer leurs bagages sur leur lit en entrant dans la chambre !

Les faits : Le 25 juin 1911, vers 20 heures, lors d’un violent orage, le courant s'est coupé au Stanley Hotel. Le personnel a eu pour mission ce soir là, pendant que tous les clients étaient regroupés dans le salon, d’allumer les lampes à gaz d’acétylène partout. Lorsque la femme de chambre, prénommée Elisabeth Wilson, est entrée avec la bougie allumée dans la chambre 217, une explosion due à une fuite de gaz a eu lieu. Miss Wilson a été gravement blessée aux deux jambes. Tous ses soins médicaux, à L’Hôpital de Longmont, furent payés par Mr Stanley. Après récupération, Mr Stanley la nomma Chef des femmes de chambres et elle travailla dans l’hôtel jusqu’à sa mort, dans les années 50. Son esprit est resté et c’est elle qui rangerait les vêtements dans les penderies ! Une bien jolie histoire racontée par le Stanley Hotel lui-même.

Cependant, vraisemblablement, les différentes archives des journaux de l’époque donnent des versions contradictoires de l’histoire :

  • Le Denver Times, paru le lendemain de l’accident, prénomme la femme de chambre Elisabeth Lambert et parle de blessures mortelles. Il explique également qu’une seconde jeune fille, Eva Colbern, était avec Elisabeth Lambert (Elisabeth Lambert, donc) et qu’elle aurait été projetée a travers la paroi de la chambre pour atterrir sur le perron de l’Hôtel. Mais rien de grave, elle aurait juste été étourdie !
  • Le Denver Post a également rapporté que Elizabeth "Lambert" avait été mortellement blessée lors de sa chute dans la salle à manger, tout comme une foule à la mode de clients qui achevaient le dîner. D'une certaine manière tous les invités auraient échappé de peu à une blessure quand la chambre 217 serait tombée dans le salon juste au dessous. On obtient alors l’information supplémentaire qui décrit qu’un incendie aurait "ajouté aux dommages" et qu’il aurait été éteint par Mlle Colbern après qu’elle eut été "soufflée à travers un trou dans le mur, sur le porche."
  • Le Fort Collins Weekly rapporte quant à lui que l'explosion de gaz d’acétylène était le résultat de circonstances inconnues, puisque les lampes à gaz n'étaient pas en fonction à l'époque. Cet article affirme en outre que les clients auraient été sauvés grâce au « dîner tardif devant être servi » ce soir-là. Et la femme de chambre était nommée Lizzie Leitenbergher.

Même si je pense que les faits rapportés par le Stanley Hotel sont plus proches de la vérité, je dois reconnaitre que ces recherches dans les différentes archives m’ont bien divertie. Je ne retiendrais qu’une seule chose : si Elisabeth Wilson hante bel et bien le Stanley Hotel n’est-ce pas par reconnaissance envers ses patrons qui ont su, non seulement, prendre en charge leur personnel, mais aussi la faire se sentir comme chez elle ?

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La chambre 407 et le fantôme de Dunraven

Si vous avez bien lu l’ACT I, vous devez vous rappeler que le Comte Dunraven était l’ancien propriétaire des terres sur lesquelles est situé le Stanley Hotel. Mais pour lui Estes Park est un rêve inachevé…

Les faits : Né le 12 février 1841, d’une famille descendant du roi irlandais, sous le véritable nom de Thomas Windham Wyndham-Quin, il devient le quatrième Lord Dunraven à la mort de son père. Baroudeur, l’homme a plusieurs vies… D’abord Lieutenant dans un régiment de cavalerie, il devient ensuite correspondant de guerre pour le Daily Telegraph en couvrant la guerre d’Abyssine. C’est à cette époque qu’il partage sa tente avec Henri Stanley du New York Herald. Il devient par la suite envoyé spécial pour un grand quotidien Londonien, grâce auquel il voyagera en France, en Turquie, en Prusse…

Lorsqu’il succède à son père en 1871, il récupère son siège à la Chambre des Commerces et devient sous-secrétaire d’Etat aux Colonies. Son arrivée à Denver au noël 1872, marque définitivement son attachement au Colorado. Il entend alors parler d’un endroit idéal pour la chasse : Estes Park. Il va tellement aimer cet endroit qu’il va se donner pour mission de le préserver, envers et contre tout. Mais pour cela Lord Dunraven ne va pas se comporter en parfait Gentleman. Il va vouloir contrôler tout Estes Park, le transformer en aire de jeux privée pour lui et ses amis. Avec sa fortune personnelle, il embauche Théodore Whyte, un noble de Denver, pour acheter tous les terrains d’Estes Park où les cours d’eau passent. Commence alors une grande escroquerie, Estes Park étant sous la loi du Homestead Act, seuls les citoyens peuvent réclamer 160 acres de terres à condition qu'ils y vivent et apportent des améliorations, Mr Whyte va donc payer des citoyens pour qu'il réclament leur lopin de terres, pour les céder à Dunraven ensuite. Afin de préserver ces terres, Dunraven va jusqu'à payer des fonctionnaires pour leur silence.

En 1874, la Estes Park Compagny Limited détient près de 6600 hectares. Mais c'est à cette même époque que les premiers pionniers d’Estes Park, vont alerter les journaux de Denver de cette affaire. Ce moment signera la fin du règne de Lord Dunraven, désabusé après sa tentative de contrôler intégralement Estes Park. Après la fin des années 1880, il ne revient plus sur son terrain de chasse. L’estimation des pertes est comprise entre 200,000 $ et 300,000 $ pour l'entreprise Estes Park. L'hôtel se délabre et brûle en 1911. Whyte a quitté les États-Unis pour l'Angleterre en 1896. L'établissement Dunraven est ainsi vendu à BD Sanborn et Freelan O. Stanley en 1907.

Lord Dunraven qui était particulièrement doué pour obtenir tout ce qu’il voulait, avait jeté son dévolu sur Estes Park, mais il a finalement échoué. Ne serait-ce pas là un bon point de départ pour qu’à sa mort, le 14 juin 1926, son esprit y revienne ? Lord Dunraven ne prouve t-il pas qu’il n’y a pas qu’une mort violente qui peut pousser un esprit à rester sur les lieux ?

Pourquoi au Stanley Hotel ? Peut-être tout simplement par le coup de cœur que les deux hommes ont partagé pour Estes Park. Ou tout simplement parce que Lord Dunraven a croisé la route d’un Stanley qui l’avait, aidé à l'époque où il était simple correspondant pour le Daily Telegraph. Rien ne pourra nous prouver quoi que se soit. Mais je sais d’ores et déjà quelles questions j’aurais à poser si je suis amenée un jour à faire une enquête au Stanley Hotel.

Là s’arrête l’act II. Le troisième acte parlera exclusivement de la chambre 418 et de l’origine des enfants qui hanteraient le Stanley Hotel. A très bientôt pour cette dernière lecture.

Sources : Archives du Estes park trail, The Denver Post, The Denver times, The Fort Collins Weekly.

Rédigé par Marguerite

Publié dans #Hantise, #saga, #Récit

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